4 principes pour vivre plus heureux : les 4 Accords Toltèques

Mon avis sur l'ouvrage de développement personnel les 4 accords Toltèques

Comme je vous l’annonçais dernièrement sur Instagram, je me suis replongée dans la lecture de l’ouvrage de Don Miguel Ruiz : les 4 accords Toltèques. C’est un peu un ouvrage référence dans le milieu du développement personnel, et malgré la simplicité apparente de son concept et de sa philosophie, si on sait la cerner, la puissance de son enseignement en est très intéressante.

Tiré de l’enseignement des grands chamans mexicains, gardiens des connaissances du Serpent à Plumes, le Quetzacoalt, Don Miguel Ruiz livre les grands principes de la philosophie toltèque qui vise à libérer l’humain de ses croyances limitantes et à l’aider à vivre en paix avec lui-même et avec les autres.

Reposant sur une conception du monde et des relations humaines qu’il centralise autour du « rêve commun », l’auteur et philosophe nous livre les secrets de la sagesse ancestrale toltèque qui sont formulés autour de 4 principes de vie. 4 « accords » que nous devons soutenir au plus profond de nous-mêmes pour pouvoir rompre avec les croyances limitantes que nous ont enseigner notre entourage, notre société et définir de nouveaux accords qui nous rendent plus heureux et plus en phase avec nous-mêmes.

Je vous propose de vous présenter ces 4 accords et de vous faire une petite revue de l’ouvrage et de ce qu’il peut vous apporter au quotidien, dans l’optique de votre développement personnel et du dépassement de vos difficultés éventuelles.

Le postulat : le rêve commun de l’humanité

Les 4 accords Toltèques énoncés par Don Miguel Ruiz reposent sur une vision, clairement énoncée au début du livre, du monde et des relations humaines qu’il nomme « le rêve commun ». Le rêve commun, ou rêve de la planète, c’est l’ensemble des croyances, des systèmes de valeurs, des principes d’éducation qui sont mis en place depuis notre naissance par nos parents, nos professeurs, notre entourage, et qui conditionnent notre vision du monde.

A chaque fois que nous commettons une erreur par rapport aux règles qui ont été établies, nous recevons une sanction, mais celle qui est la plus dure est celle de la culpabilité et du jugement que les autres nous font éprouver à notre égard. C’est ce que l’auteur formule comme étant des « accords » que nous formulons avec nous-mêmes : « je suis quelqu’un de fainéant », « je suis une mauvaise personne », ‘je n’arriverais jamais à rien dans la vie », « je suis nul(le) » etc. Ces accords nous conditionnent, nous empêchent d’avancer et nous rendent malheureux.

Pour rompre avec ces pensées limitantes qui nous pourrissent la vie au quotidien, Don Miguel Ruiz propose 4 nouveaux accords auxquels nous devons nous raccrocher dans le but de restaurer l’amour de soi et la confiance en soi, et en finir avec le jugement et le ressentiment que nous pouvons ressentir contre les autres, et finalement, contre soi-même. Ces 4 accords une fois intégrés, nous devrions être en mesure de rompre avec tous ceux avec lesquels nous nous sommes conditionnés négativement.

Le premier accord toltèque : « que votre parole soit impeccable »

Par le terme « impeccable », l’auteur n’entend pas seulement l’idée d’une parole pure, polie et réfléchie, mais surtout « sans péché ». C’est l’accord le plus dur à mettre en place car il implique de se pousser à ne jamais dire quelque chose de mal, de négatif sur les autres comme sur soi-même.

L’idée qu’exprime Don Miguel Ruiz à ce sujet est intéressante : lorsque je ressens une émotion négative vis-à-vis de quelqu’un, c’est généralement vers moi que je dirige indirectement cette émotion négative. Je m’explique : vous critiquez votre collègue qui a reçu une promotion alors qu’il a manqué de nombreuses réunions, ne s’est pas investi autant que vos collègues et vous, et  est souvent considéré comme un tir-au-flanc par l’ensemble du service.

La colère que vous pouvez éprouver contre votre hiérarchie, ainsi que la jalousie vis-à-vis de votre collègue traduisent à priori une forme de ressenti contre vous-même car vous vous blâmez de ne pas avoir travailler suffisamment, de ne pas vous être montrés sous votre meilleur jour auprès de votre responsable, et finalement de ne pas avoir mérité vous aussi de promotion.

Le Deuxième accord toltèque : « n’en faites jamais une affaire personnelle

Le deuxième accord découle du premier : quoi qu’il arrive, et quoi qu’on puisse vous dire, n’en faites jamais une affaire personnelle. Si une personne vous insulte dans la rue, ou exprime un ressenti, un jugement ou toute critique négative à votre encontre, vous ne devez pas le prendre personnellement, cela ne regarde que cette personne et ce qu’elle éprouve vis-à-vis d’elle-même.

Vous n’êtes pas responsable de ce que les gens ressentent et de ce qu’ils expriment, alors ne le prenez pas directement contre vous. De plus, si une personne vous complimente ou exprime un sentiment positif envers vous, il faut être capable de s’en détacher et de réaliser qu’il ne s’agit que d’une émotion qu’elle exprime vis-à-vis d’elle-même et de ses émotions et qu’il faut rester clair avec sa propre personne et intégrité.

De même, vous n’êtes pas non plus responsable des actions et des comportements des autres, mais seulement de vous même, alors ne vous rongez pas de culpabilité pour ce que vous, personnellement, considérez comme des erreurs que les autres peuvent commettre, en vous en sentant responsable.

Le troisième accord Toltèque : « Ne faites pas de supposition »

C’est l’accord qui personnellement m’a le plus parlé ! Arrêtez tout de suite avec la lecture de pensée ! N’essayez pas de comprendre, d’interpréter ce que les autres ont voulu dire, et d’en traduire ce qu’ils peuvent ressentir à votre égard. Soyez responsable de vos émotions et laissez les autres être responsables des leurs.

De même, cessez de vous faire des films et de construire tout un tas de suppositions en fonction des scénarios que vous pouvez imaginer. Ainsi, vous prenez les choses de manière personnelle, vous finissez par vous méprendre sur les intentions des autres, et vous vous jugez et culpabilisez plutôt que d’exprimer clairement ce que vous ressentez et de poser des questions qui vous permettraient d’éclairer la situation.

Imaginer les réponses aux questions que nous n’osons pas poser, ou aux situations que nous avons peur d’affronter ne nous rassure pas, bien au contraire ! Cela nous fait peur et nous renforce encore un peu plus dans notre mauvaise estime de nous-même et de notre culpabilisation en faisant des suppositions et des interprétations sur ce que nous aurions dû/pu faire/dire.

Le Quatrième accord Toltèque : « Faites toujours de votre mieux »

Le dernier accord est celui qui conditionne l’ensemble des autres accords. Si vous faites toujours de votre mieux alors vous n’aurez pas besoin de faire de suppositions sur ce que les autres penseront de vous, vous ferez pas une affaire personnelle des  remarques et critiques des autres contre vous, et vous garderez une parole impeccable à l’égard des autres et donc vis-à-vis de vous-même.

Finalement, la clé de l’épanouissement et du bien-être résiderait dans le fait de s’efforcer à donner toujours le meilleur de soi-même pour n’avoir aucun remords, aucune culpabilité envers soi-même, et être en parfait alignement. Si vous faites de votre mieux, vous n’avez rien à vous reprocher et vous sortez du « rêve commun » et de son lot d’accords punitifs qui vous jugent et vous culpabilisent, et commencez à construire de nouveaux accords avec vous-mêmes, plus justes, bienveillants et épanouissants.

Mon Avis :

Clairement, Les 4 Accords Toltèques est un ouvrage vraiment intéressant et riche en enseignements si on peut passer outre le côté un peu new age et ésotérique de l’ouvrage. Personnellement, je suis un peu agacée et frileuse vis-à-vis des tournures cosmiques/millénaires/poison émotionnel/rêve de l’humanité/etc. employée par ce livre et par de nombreux ouvrages de développement personnel (cf. mon avis sur Le Miracle Morning). Je comprends tout à fait la portée et la puissance du message qu’il véhicule, mais selon moi, à trop verser dans le sensationnalisme, le mystique et l’universalisme, on manque cruellement de pragmatisme.

J’aime bien la philosophie toltèque qui se concentre sur la responsabilité de l’individu dans son  épanouissement , »Faites toujours de votre mieux », mais pas seulement. Contrairement à de nombreux courants plus modernes qui insistent sur la totale responsabilité des humains sur leur bonheur (et les poussent au passage à une culture de la productivité individuelle complètement déraisonnée et malsaine à mon sens), Don Miguel Ruiz invite finalement beaucoup au lâcher-prise et à se tenir responsable de soi, et c’est tout. ll faut rompre avec la logique de « je suis responsable de tout ce qu’il m’arrive » en se prenant pour le centre du monde, et prendre du recul en considérant les autres et en arrêtant de prendre les choses personnellement, et de faire des suppositions sur les situations que nous ne pouvons pas contrôler directement.

C’est  selon moi un ouvrage excellent et une belle porte d’entrée vers le rayon développement personnel de votre libraire. De par la simplicité de ses principes, il demeure accessible auprès de tous et remettra forcément, ou au moins en partie, votre façon de voir le monde et de considérer vos rapports avec les autres et avec vous-même.

Have Fun 🙂

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